Le 17 avril 2026, à Bristol, Juliette EVON, Jean‑Sébastien LACAM et Léo VALLS ont coorganisé un workshop consacré au skaturbanisme, en partenariat avec la fédération anglaise Skateboard GB et l’ESSCA.

Cette rencontre a illustré une collaboration originale entre expérience de terrain et recherche académique, autour des enjeux d’intégration du skateboard dans les espaces urbains contemporains.

Repenser la place du skateboard dans la ville

Depuis plusieurs années, le skateboarder professionnel Léo Valls s’attache à transformer la manière dont le skateboard est pensé et intégré en ville, non plus seulement comme une pratique sportive ou marginale, mais comme une composante à part entière de la vie urbaine.

Ce travail a été analysé par les chercheurs de l’ESSCA Juliette EVON et Jean‑Sébastien LACAM à travers le concept de « boundary spanner ». Ce concept désigne la capacité d’un individu ou d’une organisation à circuler entre différents mondes sportifs, institutionnels, politiques, culturels et à créer des passerelles là où il n’en existe habituellement pas.

Une recherche reconnue et diffusée

Cette analyse a été présentée lors du festival Connect et a donné lieu à une publication dans la Revue Française de Gestion, soulignant la portée scientifique et sociétale de cette démarche innovante.

Un workshop tourné vers l’action et la transférabilité

Le workshop organisé à Bristol s’inscrivait dans le prolongement direct de ces travaux de recherche. Il a été l’occasion d’échanger sur l’émergence du skaturbanisme à Bordeaux, d’analyser les dynamiques à l’œuvre et de réfléchir aux conditions de leur transférabilité vers d’autres villes.

Les discussions ont notamment porté sur les adaptations possibles à différents contextes urbains, politiques, sociaux et culturels, mettant en lumière le potentiel du skateboard comme levier de dialogue, d’innovation urbaine et de transformation des espaces publics.

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