Les écologistes du Grand Lyon veulent-ils la peau de l’Aderly ?

Symbole de l’ère Collomb, l’Agence de développement de la région lyonnaise, chargée de faire rayonner l’agglomération – notamment avec la marque « Only Lyon » -, est sous le coup d’un audit interne.

La majorité EELV de Bruno BERNARD souhaite réorienter ses missions, notamment en y intégrant des dimensions environnementales. Mais est-il possible de faire rimer attractivité avec durabilité ? Cette enquête menée par Médiacités Lyon interroge le concept et les politiques d’attractivité

Extrait

Pour Anne MUSSON, enseignante-chercheuse à l’ESSCA, ces chiffres sont à prendre avec un minimum de recul.
« En matière d’attractivité, souligne-t-elle, ils émanent souvent des agences de développement elles-mêmes, qui s’autoévaluent et s’autopromeuvent. Cela rend très difficile l’analyse des résultats de ce démarchage. »

Dans un article paru en 2015 dans la revue Géographie, économie et société, l’économiste démontrait que c’est avant tout la proximité des grands marchés qui détermine le choix des entreprises de s’implanter dans un secteur donné.

« Lyon est un cas particulier, ajoute Anne MUSSON, car cette agglomération s’intègre dans un bassin économique très solide qui s’étend jusqu’à Chambéry d’un côté et Saint-Etienne de l’autre, avec une industrie haut de gamme, des emplois qualifiés, d’autres moins… Elle dispose de bases solides pour réfléchir aux types d’entreprises qu’elle souhaite attirer et à leur intégration dans le paysage local. »

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